LES POINTS D'INTERETS

 

A la sortie Ouest de Marseille , vous découvrirez Le Rove, aprés avoir franchi par un tunnel des montagnes abruptes qui le séparent de L'Estaque. "Lou Rove" en provençal," le chêne vert"  pour le traduire, blotti dans un vallon de la chaîne de La Nerthe est un village ancien aux noms de quartier évocateurs: Le Douard, Le Jas, Les Bastides... La route évite le village qui semble loin de la mer. mais une route qui serpente aux travers de la guarrigue, puis qui se scinde en deux, conduit aux célèbres calanques de La Vesse et de Niolon, qui fontt face à Marseille et aux îles de l'archipel du Frioul.

Vue aérienne du Rove

Une autre vue du Rove et d'une de ses jolies chèvres

chemin des FontettesVue de la rade de Marseille depuis la colline du Rove

   

Le Rove est le village rêvé pour y chercher le calme dans les garrigues où les cigales sont reines, le soleil et le bon air à 240 mètres d’altitude et surtout les senteurs inoubliables de nos collines provençales. Et si le Rove a longtemps été une commune rurale où les olives, le raisin, les amandes étaient les ressources essentielles, il s’est résolument tourné vers ceux qui aiment son site, les loisirs, les festivités et la détente. C'est un lieu accueillant, séduisant et privilégié des touristes estivants ainsi que des marseillais. où loisirs et joie de vivre vous attendent. Les 4059 habitants de la commune peuvent compter sur un environnement exceptionnel où 2000 hectares (87% du territoire) sont classés en zone naturelle protection de la nature. 

LES CALANQUES

Niolon est une calanque située sur la commune du Rove à environ 20 km au Nord-Ouest de Marseille, entre l'Estaque et Carry-le-Rouet au beau milieu de la Côte bleue.
Le village de Niolon est principalement constitué par le centre de plongée de l'UCPA (centre fédéral FFESSM) qui occupe un ancien fort militaire construit en 1860 et ayant été occupé par les allemands lors de la Seconde Guerre mondiale. Quelques habitations et commerces (restaurants, bars, auberge...) complètent le tout.

La calanque de La Vesse marque le début de la Côte bleue. Blottie au fond d'un vallon sauvage, La Vesse est un havre de tranquillité, d'où on peut rêver en observant les mouvements des paquebots blancs qui animent le port de Marseille.

 

LE FORT DE NIOLON

On y accède par le plateau « du médecin » en suivant le chemin qui se dirige vers le Jonquier. Après une petite promenade agréable dans la colline, on aperçoit le Fort qui surplombe Niolon à 190 m d’altitude et offre une vue magnifique sur la rade de Marseille.

 

Après la guerre de 1870 perdue contre les Prusses, le gouvernement français a voulu renforcer nos défenses côtières et s’est doté d’une commission chargée d’évaluer les nouveaux besoins du territoire en matière de fortification et remplacer les anciennes places fortes dépassées par l’évolution de l’artillerie. Plus de 160 forts ont été construits entre 1874 et 1885, le Fort de Niolon date de la fin des années 1880.

 

 


C’est un fort de conception dit « Sere de rivieres » du nom d’un commandement du génie qui fut chargé de la conception de ces forts d’un type nouveau.

L’assiette de ce fort est de forme carrée, protégé par une tour pentagonale battant des deux côtés.

A gauche de la porte un petit redan carré couvre aussi la porte Est et l’entrée de celle-ci. On atteint cette porte métallique par un pont-levis couvrant le fossé sec de la face Nord.

 A droite, dès l’entrée dans la cour se trouve les logements casematés ainsi que le magasin enterré réservé aux projectiles en temps de guerre. En se dirigeant vers le Sud, donc vers la mer, se trouve à droite, la poudrière enterrée avec au dessus les casernements avec en fond un couloir protégé, servant aussi de gaine d’aération.

En avant des casernements, en contrebas, était placée l’artillerie à ciel ouvert avec trois abris à munitions et pour les hommes, ainsi que sur l’extrémité Ouest une casemate utilisable pour les servants des pièces. En temps de guerre l’alimentation des pièces d’artillerie se faisait par un souterrain passant sous le fort reliant les abris au magasin caverne à projectiles.

 En 1892, l’armement du Fort était constitué de 6 Canons de 240 mm et de 4 canons de  95 mm.Les Allemands l’occupèrent dès la fin de l’année 1942.

Aujourd’hui, malgré l’empreinte des années, ce site a su garder son éclat et sa splendeur au grand plaisir des promeneurs et des curieux qui lui rendent visite.

 Le Ministère de la défense qui en est propriétaire est en train d’aliéner nombre de ses propriétés partout en France et en ce qui nous concerne, le site où se trouve le fort de Niolon.

 LE CAMP DE LAURE

On dit que le village est né en 1835, au moment où il est devenu une commune indépendante.

 En vérité, il est beaucoup, beaucoup plus vieux que cela. Il remonte à la plus haute Antiquité.
 Des grottes, des endroits secs sous des rochers en surplomb servaient ici d'abris aux hominiens à l'époque du Paléolithique, puis du Néolithique (de 12.000 à 5.000 avant J. C. !).

Sans remonter si loin, il faut se rappeler que le plus vieux rempart connu à ce jour en Provence se trouve sur nos collines. Il date du début de l'Age du Bronze. C'est le seul habitat fortifié, dans le Midi de la France, où des structures de pierre sont présentes au Bronze ancien.

 Le Camp de Laure, protégé au titre des Monuments Historiques, a une très grande valeur, car il signifie que les premiers Rovenains vivaient ici, il y a 3 500 ans.

 

Le Camp de Laure est incontestablement le plus méconnu des sites classés par les Monuments Historiques de notre commune.

  

Il est situé près de la Chapelle St Michel. De nombreuses fouilles ont été effectuées depuis le début du siècle et les dernières qui datent de 1975 ont permis de mettre à jour une partie du rempart et d’inventorier un abondant matériel et des Céramiques tout à fait originales de tradition Campaniforme.
Le territoire du Rove a été occupé par les hommes préhistoriques de l’ère Paléolithique et Néolithique. Puis les Celtoligures en 1000 AV J.C à l’age du Bronze.

Le Camp de Laure présente une particularité, c’est le seul habitat fortifié dans le midi de la France où des remparts en pierre sont présents à l’age de Bronze.

Les fouilles ont permis de mettre à jour un ouvrage défensif situé sur un promontoire constitué d’un rempart de pierres sèches à double parement long de 140 m ; doublé d’un second mur plus étroit formant un chemin de ronde flanqué de tours hémisphériques d’un diamètre de 4 m, celles-ci comportant un passage assez large pour laisser la place à un chariot tiré par des bœufs.

Cette architecture défensive présente des analogies avec des sites plus anciens de Grèce, d’Espagne méridionale, du Portugal et du Languedoc Oriental.

De part son caractère unique en Provence, le Camp de Laure a été classé Monument Historique le 15 Janvier 1997.

LA CHAPELLE SAINT-MICHEL

 

La Chapelle Saint-Michel (XIIè – XIIIè siècle) et les ruines du château sont édifiées sur une parcelle de terrain de 5400m2 sur le territoire de la Commune du Rove qui en est propriétaire.

Le site a été classé Monument historique le 29 juillet 1977.

 

Sans doute construite dans le courant du XIIIè siècle la Chapelle Saint-Michel nous offre un des tout premiers exemples d’Art Gothique.

Edifiée sur le rocher, cette chapelle se présente extérieurement comme une petite église fortifiée dont les créneaux sont encore visibles en partie, sur la façade Nord.Le Clocheton à été rajouté à la fin du XVIIè siècle.

 

Le Portail à colonnettes et archivolte est surmonté de voussures. La corniche est soutenue de chaque côté par une colonne engagée qui encadrent deux autres colonnes. Les chapiteaux en forme de feuillages, très stylisés, se retrouvent à l’intérieur et sont un témoignage de survivance d’Art Roman dans les constructions gothiques provençales

La porte possède un linteau ; l’extrados de l’arc est orné d’un motif très fin de fleurettes et d’étoiles. L’intérieur de l’Eglise à nef unique est composé de deux travées et d’un chœur de forme hexagonale. Le Chœur, séparé de la nef est couvert d’une voûte à six nervures.

Les Ogives retombent sur soutenues par des doubleaux plats et les voûtes en croisée d’ogive voient leurs nervures reposer sur des consoles dont l’une est décorée d’une tête humaine et l’autre d’un ange, dans lequel il nous sera permis de voir Saint-Michel

 

 LE ROCHER DE LA VIERGE

 

LA CHAPELLE SAINTE ANNE